Ce n'est pas un « 0% à vie ». C'est une exonération temporaire sur vos revenus financiers étrangers, avec une option à taux réduit ensuite. Voici le cadre réel, y compris ce qui a changé au 1er janvier 2026, sans jargon et sans promesse creuse.
L'Uruguay applique un système de source : en principe, seuls les revenus de source uruguayenne sont imposés. Les revenus du travail de source étrangère restent largement hors impôt (un point sensible pour les freelances et télétravailleurs, à confirmer avec un avocat). L'exception historique porte sur le capital mobilier étranger (intérêts, dividendes), imposé depuis 2011.
C'est précisément là qu'intervient le tax holiday : pour un nouveau résident fiscal, ce capital mobilier étranger est exonéré temporairement. Ce n'est ni une faille ni un montage : c'est un régime d'accueil prévu par la loi. La contrepartie, c'est la rigueur : votre statut doit être propre, documenté et cohérent avec votre situation réelle.
Comment choisir ? L'option A maximise l'économie à court et moyen terme (idéale si vous prévoyez de vendre ou restructurer votre patrimoine dans la décennie). L'option B est un choix de long terme, stable et prévisible. Le calcul dépend de vos flux réels : on le fait avec vous, chiffres à l'appui.
La loi 20.446 a réformé le régime. À retenir, honnêtement :
À confirmer par un avocat local. Les seuils exacts en UI (unité indexée, valeur variable), le délai réel du certificat DGI, les modalités de la voie « fonds de capitalisation » et le régime post-holiday (options 6% sur 5 ans, ou montant fixe sur 20 ans) dépendent du règlement d'application de la loi 20.446, en cours de publication. On ne vous engage jamais sur un chiffre non vérifié pour votre cas.
La résidence légale vous autorise à vivre en Uruguay. La résidence fiscale détermine où vous êtes imposé et active le tax holiday. On l'obtient via un critère (183 jours de présence, centre d'intérêts vitaux ou d'activités) et un certificat de la DGI (formulaire 5202, domicile électronique obligatoire, gratuit). Obtenir l'une n'entraîne pas l'autre.
Le vrai risque n'est pas côté uruguayen, il est côté départ. Selon votre pays, il faut prouver le transfert effectif de votre foyer fiscal, gérer une éventuelle exit tax, et couper les liens qui vous rattacheraient encore à l'ancien système. On cartographie ces points avec vous avant tout engagement.
| Impôt | Taux | Ce qu'il vise |
|---|---|---|
| IRPF — capital | 12% (fixe) | Revenus du capital de source uruguayenne (et capital mobilier étranger hors holiday) |
| IRPF — travail | 0% à 36% | Revenus du travail de source uruguayenne, par tranches (BPC) |
| IRNR (non-résidents) | 7% à 25% | Dividendes uruguayens 7%, loyers uruguayens 12% |
| IASS (retraités) | 0% à 30% | Pensions de source uruguayenne, progressif |
| Impôt sur le patrimoine | 0,10%+ | Au-delà de ~155 000 USD (personne) ; assiette = actifs situés en Uruguay |
Tableau indicatif à visée pédagogique, basé sur la loi 18.083, le Texto Ordenado DGI et la loi 20.446. Les régimes évoluent ; les chiffres exacts applicables à votre situation sont confirmés en entretien par un avocat local.
On regarde vos revenus, votre patrimoine, votre pays de départ et vos objectifs, puis on vous dit franchement ce que le tax holiday change pour vous, à quel horizon et sous quelle option.